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Quand vous passerez par la Bourgogne du Sud, arrêtez vous et découvrez Chauffailles qui vous invite avec fierté à renouer avec la nature, le calme et la détente. Situé dans la vallée du Botoret au pied des montagnes du haut beaujolais, Chauffailles, ville fleurie et Station Verte de Vacances vous accueillera. 

          Dans les premières décennies de l'ère chrétienne, voici environ 19 siècles, sur la "Via Romaine", reliant Lugdunum à Augustodunum (Lyon à Autun, et peut-être la vallée de la Saône à celle de la Loire à Pouilly s/s Charlieu, par le col des Echarmeaux, si l'on se réfère aux vestiges gallo-romains découverts dans ces régions) ; une petite agglomération (paroisse), qui allait devenir le "Chauffailles d'aujourd'hui, vit le jour autour d'une modeste chapelle dédiée à Saint-André, apôtre, et édifiée à quelques dizaines de mètres de l'église actuelle. Cette paroisse prit le nom de SAINT-ANDRE et le conserva jusqu'en 1274, date à laquelle apparut pour la première fois le nom de Chofaye, dans un capitulaire de Saint-Vincent de Macon.

situer Chauffailles

 hôtel de ville

A la fin du XIIème - début XIIIème siècle : le Seigneur Gérard de Villon, dont les ancêtres et lui-même étaient alliés au Leblanc, Seigneurs de Dun, fit en 1234, à sa venue à Saint-André (notre future Chofaye), un testament par lequel il léguait à son fils Renaud six terres situées sur la paroisse de Saint-André : Les Combes, Layes, Martin du Moulin, le Montcel, La Renauderie, La Vaure ainsi que des droits sur La Chèse, Mazoncle, Vellon et Ventrigny. A son fils Hugues, il léguait les terres, entre autres celles de Villon et Chalaye, lesquelles dépendaient alors de la Paroisse de Saint Germain la Montagne.

Les de Villon furent les premiers propriétaires terriens connus à Saint-André. Ils étaient fort riches, malgré la cuisante défaite que leur infligea Phillippe Auguste en 1181, lors de la destruction de la forteresse de Dun. Ils s'éteignirent définitivement au début du XVème siècle n'ayant plus d'héritiers mâles. Antoinette de Villon, l'une des dernières descendantes, épousa vers l'an 1380, Jean d'Amanze.

Saint-André devint Chofaye en 1274, et 40 ans plus tard environ Chofaye se changea en "Choffaye" ; (dans un acte de cession datant de 1311, écrit en "vieux français", on retrouve le nom de la paroisse de Chauffailli).
Succédant aux de Villon, les D'Amanze, (du nom de leur Paroisse d'origine, près de La Clayette), s'installèrent à Choffaille en 1383. Quelques années plus tard, Jean d'Amanze entreprend la construction du Château, lequel sera terminé au début des années 1400, par son successeur et fils Jacques.
A peu près à la même période,
la Chapelle de la ville fait  place à une Eglise dont les dernières pierres disparaîtront vers 1836 - 1840 pour faire place à l'Eglise actuelle.

l'église

          Dans sa première version, le Château fut; semble-t-il, paré de trois tours et deux ailes, ayant disparues au fil des siècles. Des fossés l'entouraient et l'entrée, commandée par un pont-levis, se trouvait au lieu-dit actuel "Le Châtillon". L'entrée actuelle a été réalisée ultérieurement, sous les De Saint Georges .Onze générations de D'Amanze se sont succédées à Choffaille, jusqu'en 1718. Trente ans auparavant, c'est-à-dire vers 1688, Anne-Marie Rollin, veuve de Jacques D'Amanze, écrit dans sa forme actuelle Chauffailles. 

En 1764, Claudine-Marie-Josèphe De Saint Georges, (fille de Marie-Cécile D'Amanze et de Claude-Marie De Saint Georges), épousa Abel-Claude-Marie De Saint Georges, marquis de Vichy. De cette union naquit une fille prénommée Abel-Claude-Cécile, qui en 1800 hérita du Château et de ses biens annexes. Peu de temps après, les fossés furent comblés, les deux ailes démolies, les dépendances morcelées et vendues.

En 1809, Monsieur de Vichy De Saint Georges, vendit le Château à Monsieur Pierre Deville, Maire de Chauffailles. En 1836, Monsieur Auguste Goyne, également Maire, acheta à son tour le Château. D'importantes modifications interviennent durant ces trente années de fortunes diverses, sans que l'on puisse les dater avec précision. Ce qui est sûr c'est que la chapelle qui, en dernier lieu, faisait office de salle à manger, fut démolie : les traces de son existence sont encore visibles, sur l'un des murs de la cour intérieure. Auguste Goyne fit don du Château à Casimir Dumoulin, son filleul, qui épousa Elise Reynier, de Saint Germain la Montagne. De leur union naquit en 1882, à Paris, Elisabeth. A sa mort, en 1941, elle légua par testament, le Château dans son état actuel, à l'hôpital de Chauffailles. Il est devenu, depuis plusieurs années, la propriété de la ville de Chauffailles, qui a entrepris de le restaurer pour en faire un lieu à vocation culturelle : Musée, salles d'expositions diverses... 

 

CHAUFFAILLES, en savoir plus ...

L’implantation vers 1760 de filatures et tissages de chanvre et de coton, ainsi qu'un bureau de vente de ces mêmes matières.
Le véritable essor économique eut lieu vers 1840, sous l'impulsion et le dynamisme du Curé Lambert qui avait pris conscience du problème de l'emploi et fit venir de Lyon en 1842 quatre métiers à tisser la soie.
Cette industrie connut un développement considérable en quelques années, puisqu'elle compte 50 ouvriers en 1844 et 400 en 1852. En 1871, le Curé LAMBERT fonda un comptoir de soieries, dont il assuma à ses débuts la direction. Par ailleurs, en 1839, il créa le premier hôpital rural de Chauffailles
avec  une dizaine de lits.

A l'aube du XXème siècle, Chauffailles était très prospère, outre l'activité de tissage et les commerces traditionnels, on pouvait y dénombrer :
4 moulins à blé, 4 huileries, 5 scieries, 2 garderies, 1 fabrique de couvertures de coton, 1 fabrique de tuiles et briques, 1 atelier de lithographie, 1 grenette (marché au grains), plusieurs dizaines de cafés et auberges ; ils témoignaient également de l'intense activité industrielle et commerciale que connut Chauffailles.
Chauffailles a aujourd'hui changé de visage : une reconversion partielle s'est faite pour conserver l'acquis du siècle dernier. C'est ainsi que pour compenser l'industrie de la soie qui a pratiquement disparue, celles du coton et des fibres synthétiques ont pris le relais. D'autres industries, mécaniques, métallurgiques, textiles d'ameublement, du jouet, de la transformation des matières plastiques, etc...  sont venues épauler, voire remplacer l'industrie originelle. Le bâtiment, les travaux publics, la construction de machines,... y occupent une place très importante.

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